Bernard Madoff « a des idées pour sauver les retraites » des Français

La Cour suprême des États-Unis a rendu vendredi un verdict très attendu dans les milieux financiers, judiciaires et politiques. Elle concerne Bernard Madoff, le sulfureux businessman déjà condamné à 150 ans de prison en 2009 pour une escroquerie se montant à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Suite à l’adoption définitive de l’ObamaCare (surnom de l’Affordable Care Act, le système de sécurité sociale américaine pour tous, inspiré de la sécurité sociale française), les avocats de l’ex-homme d’affaires ont plaidé devant la plus haute juridiction fédérale américaine pour que leur client puisse être rejugé.

Rappel sur le système de trading en chaine de Ponzi

Les défenseurs ont fait remarquer aux 12 juges suprêmes que Madoff avait simplement appliqué une technique qui s’apparente point pour point à la mise en place de l’ObamaCare, c’est à dire un système où les entrants payent pour financer la protection sociale de leurs prédécesseurs, tout en espérant être eux-mêmes protégés par de futurs entrants un peu plus tard. « C’est exactement ce que faisait notre client », rappelle Ira Sorkin, avocat principal de celui-ci depuis le début de l’affaire. « Sa martingale était celle d’une chaîne de Ponzi, illégale à l’époque, mais de facto légalisée par le président Barack Obama et par le Congrès qui a voté l’application de la réforme de la sécurité sociale ». Et son second avocat, Daniel J. Horwitz, de surenchérir : « il s’agit désormais de faire reconnaître la bonne foi de Bernard Madoff, seulement coupable d’avoir été en avance sur son temps. C’est comme réhabiliter ceux qui se sont opposés à l’esclavage avant son abolition définitive. »

Le verdict de la Cour Suprême

La Cour suprême a exceptionnellement rendu son verdict à l’unanimité des voix, et dans un jugement à la Ponce Pilate, a demandé au tribunal pénal de rejuger le prévenu. Un nouveau parcours judiciaire s’ouvre donc pour Bernard Madoff, qui n’a pas exclu, s’il était relaxé, de s’expatrier en France pour travailler avec les organismes sociaux de notre pays. « J’ai quelques idées pour sauver le système de retraites par répartition des Français », a-t-il déclaré.

 

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