Les créanciers de la Grèce font appel à l’équipe de Mission Impossible

Reprises le 20 juillet dernier, les négociations avec les représentants du gouvernement grec en vue de trouver une solution à l’impasse financière n’ont pas tardé à patiner. De réunion en réunion, les créanciers ont perçu qu’Athènes était loin de vouloir se laisser faire, retardant de fait la conclusion d’un accord devenu indispensable au risque de déclencher une vaste crise européenne.

Toutes les autres options ayant été épuisées, Christine Lagarde (du FMI) a décidé dimanche dernier de faire appel à la FMI (la Force Mission Impossible), pour contrecarrer les velléités grecques. Avec succès, pour le moment en tout cas. « La difficulté de la mission était élevée, en raison principalement des particularismes européens », a reconnu Ethan Hunt, responsable de l’équipe spécialement dépêchée dans la capitale grecque, plus précisément à l’hôtel Hilton où se tenaient les négociations. « Mais nous avons accepté. On accepte toujours.

MES ET BCE dans le collimateur

Bien sûr, si l’un d’entre nous avait été démasqué, la BCE et le MES auraient nié avoir eu connaissance de nos agissements ». Un classique : la présence de la force ne doit en aucun cas être découverte avant l’aboutissement du contrat. « Il faut se méfier de tout le monde, même de l’administration Obama qui verrait d’un bon œil la chute de l’Europe », ajoute Benji [ndlr : le prénom a été changé], un de ces agents très spéciaux.

Le plan initial consistait à intercepter le négociateur européen de l’Eurogroupe à sa descente de l’avion pour le remplacer par un des agents utilisant un masque plus vrai que nature et modifiant électroniquement sa voix. Le projet d’accord aurait été remplacé par un Protocole Fantôme servant à récupérer des signatures. Mais le timing était serré, et le plan nécessitait de reproduire à l’identique la salle de réunion de l’hôtel un étage plus bas tout en neutralisant les systèmes de surveillance de l’édifice — mais aussi et surtout ceux de la NSA. Finalement, Hunt a préféré se substituer lui-même à Aléxis Tsípras, le premier ministre grec, afin de donner l’illusion à ses collègues négociateurs qu’il leur donnait le feu vert pour accepter « en dernière limite mais avec une confiance retrouvée » les propositions des créanciers. Une affaire rondement menée : un accord de principe entre les parties était trouvé mardi matin, au grand soulagement de tous. Récompensés pour ce qui apparaît être un succès éclatant, alors que tout laissait penser que c’était bien mission impossible, Hunt et ses collègues vont pouvoir souffler un peu. « Nous allons en profiter pour visiter Athènes, ses monuments, et notamment le parlement grec ce jeudi », a déclaré tout sourire notre expert en métamorphoses. Hasard du calendrier, c’est justement aujourd’hui que les parlementaires ont à approuver le troisième plan d’aide au pays, soit 86 milliards d’euros en échange de réformes drastiques. Il ne reste plus qu’à espérer que le système automatisé de décompte des voix ne tombe pas en panne pour une raison ou pour une autre.

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